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Publicado em 1º de novembro de 2006
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La "Charte", c’est :

Un projet international pour notre responsabilité commune, sur tous les continents

La Charte des responsabilités humaines est un processus international de débat et de sensibilisation sur la notion de responsabilité humaine. Ce projet traduit la notion de la responsabilité, dans toute sa complexité, en de multiples actions sur le terrain. C’est un réseau réunissant des individus et des organisations (organisations environnementales, groupements de journalistes, d’activistes pour la non-violence, d’éducateurs etc.), en provenance de 16 pays, sur tous les continents. A travers ce réseau, la Charte est diffusée en tant que « prétexte » pour réfléchir, échanger sur nos vécus à la lumière de la prise de responsabilisation, agir, mais aussi comme un « pré-texte », dans la mesure où il s’agit d’un texte soumis au débat.

La Charte, elle-même, est un document de référence, qui a été produit après un long processus de consultation et de dialogue, ayant impliqué des centaines de personnes, de milieux socioculturels diversifiés, de tous les continents. Elle propose des pistes de réflexion et d’action, sous la forme de 10 principes, qui se réfèrent à des thèmes comme les droits humains, le pouvoir, la justice, la science, l’environnement, la paix, la culture … Elle n’impose pas une vision unique de la responsabilité - elle reconnait toute la diversité des exigences socio-politiques et économiques actuelles.

Le projet de la Charte a donné naissance à des projets d’action diversifiés, dans tous les continents, portant tous à la question de notre responsabilité individuelle et collective. A l’intérieur de ces projets, il existe plusieurs qui portent sur l’environnement : comment pourrions-nous éduquer les jeunes au sujet de l’environnement, comment pourrions-nous nous inspirer des principes et de l’interprétation de la notion de responsabilité chez les sociétés traditionnelles.

Brésil: un projet d’Education à l’Environnement autour de la question de la responsabilité, avec la participation 4 millions de personnes

«Prenons soin du Brésil» - II Conférence Nationale d’Adolescents et Enfants sur la Responsabilité pour l’Environnement

Au Brésil, environ 12.000 écoles ont été impliquées et presque 4 millions de personnes ont été mobilisées, durant 2005, dans un projet d’Education à l’Environnement, qui a abouti à la formulation d’une Charte des Responsabilités, traduisant l’engagement de la part des enfants du Brésil d’assumer des responsabilités pour le pays, son peuple et pour son environnement naturel. Le texte de la Charte comprend neuf principes, des actions pour les mettre en pratique et des partenaires avec qui les réaliser.

Ce projet a été organisé conjointement par le Ministère de l’Environnement et le Ministère de l’Education. A travers le biais des membres du Comité national brésilien de la Charte des responsabilités humaines, le processus se centra autour de la notion de responsabilité. La question centrale : est-ce que nous-mêmes pouvons assumer des responsabilités pour faire face à ces problèmes, et comment ?

L’équipe d’animateurs a commencé par créer un manuel expliquant les objectifs du processus et le fait que le projet visait à impliquer la communauté autour de l’école. La question de la responsabilité occupe une place prépondérante dans ce document qui, entre autres, on fait référence à la Charte des Responsabilités Humaines. Sur le plan du contenu, le document présente en détails quatre thèmes principaux, reliés à quatre conventions internationales co-signées par le Brésil : La Convention des N.U. sur la Diversité Biologique, le Protocole de Kyoto sur le Changement Climatique, la Déclaration de Rome sur la Sécurité Alimentaire Mondiale et la Déclaration de Durban sur le Racisme, la Discrimination Raciale, la Xénophobie et l’Intolérance qui y est associée.

Ce document a été envoyé à 75.000 écoles au Brésil avec une invitation à prendre part à ce projet dans le contexte scolaire pour participer ensuite à un processus au niveau national. 12.000 écoles ont intégré ce projet dans leur programme scolaire pendant toute la durée d’un semestre. Il a été demandé à chaque école participante de présenter les résultats du travail fait par l’école en collaboration avec la communauté, en formulant des principes de responsabilité et en définissant des actions locales. Chaque école a aussi élu deux enfants pour les représenter à la Conférence Nationale.

Des Conférences au niveau même des écoles ont eu lieu dans les 27 Etats jusqu’à fin 2005. Les Conférences au niveau des écoles étaient ouvertes aux élèves et étudiants de tout âge et tout niveau ainsi qu’aux employés des écoles et aux membres des collectivités locales concernées. Ensuite, une Conférence Nationale de jeunes délégués, élus des 12.000 écoles, leurs enseignants et les jeunes animateurs a eu lieu, en avril 2006, dans la capitale du Brésil.

Une décision intéressante a été de ne pas inviter uniquement des collégiens à la Conférence Nationale, mais aussi quatre autres ‘catégories’ d’enfants et adolescents moins formellement organisés : des enfants de la rue (choisis par le biais d’associations travaillant spécifiquement avec eux), des enfants des communautés d’anciens esclaves (les « quilombolas ») et des communautés indigènes brésiliennes (venant de municipalités dotées uniquement d’écoles primaires), et enfin des enfants de familles sans terre vivant en habitat rural (par le biais du Mouvement Sans Terre, MST). En tout, ces enfants représentaient 216 communautés brésiliennes.

Durant quatre jours, pendant la Conférence Nationale, les 600 adolescents délégués ont discuté sur des propositions issues des débats organisés préalablement à tous les niveaux dans le pays et ont formulé le texte final de leur Charte des Responsabilités, qu’ils ont intitulé : "Vamos cuidar do Brasil" ("Prenons soin du Brésil"). La Conférence s’est terminée par une marche avec les mille participants à la Conférence Nationale, à Brasilia, jusqu’au Palais Présidentiel, où ils ont remis leur Charte à Luiz Inacio Lula da Silva, le Président du Brésil, au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée dans l’enceinte du palais.

Philippines et Nouvelle Zélande : la notion de la responsabilité chez les peuples indigènes

Aux Philippines, le groupe local d’animation sur la Charte organise des sessions de formation de professeurs, concentrées sur la question de l’éthique et des responsabilités des enseignants. La formation s’est organisée en collaboration avec l’organisation « Center for Positive Futures », une école secondaire pour les défavorisés du point de vue économique. Une vidéo, intitulée ‘Offrande à la Terre’, produite pour être utilisée lors des séminaires (à l’occasion des séminaires) présente l’histoire de la nation Philippine, comme une nation colonisée, les valeurs familiales fortes et positives qui sont encore vénérées par le peuple, l’interaction nécessaire entre l’école et la communauté pour la promotion de la responsabilité sociale et le besoin urgent de faire appel à la question de la responsabilité citoyenne face à des questions comme la protection de l’environnement et les problèmes sociaux. La vidéo présente aussi la Charte des Responsabilités Humaines en tant que le nécessaire troisième pilier de la vie en société, après les deux piliers existants, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, centrée sur la dignité des individus et la défense de leurs droits, et la Charte des Nations Unies, centrée sur la paix et le développement.

Le groupe local d’animation sur la Charte, aux Philippines, a encore animé un atelier de réflexion sur le thème ’Cultures et Responsabilité’, en mars 2006. L’atelier s’est concentré sur le concept de la responsabilité des peuples indigènes. Les concepts locaux de responsabilité incluent celui de bayanihan, terme qui se réfère au fait d’aider une autre famille, au sein de la communauté, à des activités telles que la construction d’une maison. Les leaders indigènes qui assument la responsabilité communautaire sont le datu - chef du village -, le babaylan - guérisseur de la communauté -, et le panday – forgeron de la communauté. Ces leaders indigènes, petit à petit, sont en train de disparaître des consciences de la communauté à cause des interventions gouvernementales et des cultures extérieures. Toutefois, ils sont encore très respectés dans de nombreuses communautés indigènes.

Le babaylan n’est pas seulement un guérisseur, mais c’est aussi lui qui transmet la culture de la communauté à travers des traditions orales telles que le récit, la danse et les légendes. Les peuples indigènes se sentent également proches du monde des esprits. Tous les éléments vivants tels que les arbres, les plantes, les animaux sont pour eux habités pas des bons et des mauvais esprits. C’est une des raisons pour lesquelles les peuples indigènes vénèrent l’environnement naturel et protègent l’écosystème, du fait de leur profond respect pour tout élément vivant.

En Nouvelle Zélande, l’équipe locale d’animation sur la Charte a aussi défini comme étant sa priorité l’interaction avec les peuples indigènes de la région. Pour ceux qui sont venus s’installer dans la région, très tardivement, en tant que colons, il est impératif d’orienter leur avenir en collaboration avec les Maori, les peuples des îles du Pacifique et les Aborigènes. Il y a en effet une volonté grandissante, chez une grande partie de la population, de s’engager dans cette voie, en vue de travailler ensemble avec plus de respect de l’expérience et de la connaissance indigène. En même temps existent plusieurs contradictions issues de la globalisation économique du monde actuel, parmi lesquelles le fait que les peuples indigènes cherchent, tout comme le reste de la société, à s’engager de manière avantageuse dans le marché mondial.

Un séminaire national sur l’Eau, qui avait été coorganisé par l’équipe locale d’animation sur la Charte, en 2003, a donné lieu à la mise en place de plusieurs activités en collaboration avec les peuples indigènes, liées à la question de la gestion des écosystèmes aquatiques et de l’aménagement du territoire. Dans la région du lac Taupo, un comité issu de la communauté indigène et une agence gouvernementale ont développé des projets de collaboration sur la question de la gestion des ressources naturelles, qui garantit la prise en compte des aspects culturels de la gestion de la terre par les peuples indigènes, autant que les opérations commerciales de l’agence gouvernementale. L’équipe locale d’animation de la Charte vise à promouvoir ce projet comme projet pilote, tout en soulignant le point central qu’occupe la notion de la responsabilité.

Europe: actions pour l’environnement et la responsabilité

En Europe, l’équipe locale d’action sur la Charte, est composée d’éducateurs et d’activistes de trois pays, l’Italie, la France et la Grèce. L’équipe a commencé son action durant 2005, avec une recherche sur les représentations sociales autour de la notion de la responsabilité, dans les trois pays. En Grèce, on introduit des présentations sur la question de la responsabilité dans le cadre de programmes d’animation pour les jeunes (peinture, jeu théâtral), en collaboration avec des éducateurs volontaires. En France, l’équipe locale a organisé des séminaires, dans le cadre de programmes de formation d’enseignants en Education à l’Environnement. En France encore, on a organisé des discussions sur la Charte des Responsabilités Humaines dans des lieux publics (dans des cafés), ainsi que durant des Colloques sur l’Environnement (Journées sur l’Eau en Région Auvergne). En Italie, l’action a comme objectif la sensibilisation des ingénieurs et architectes sur le thème de l’environnement (questions d’impacts environnementaux, d’architecture bioclimatique, etc.).

En parallèle, au printemps 2006, l’équipe européenne a édité – en français et en grec – le premier numéro d’une série de documents pédagogiques sur l’environnement et la responsabilité, intitulé « Agir responsable ». Ce numéro présente le concept de « l’empreinte écologique » et propose des actions « pour qu’on réduise notre empreinte sur la terre ». L’équipe européenne a encore programmé – en collaboration avec l’équipe brésilienne – une exposition de peinture, d’artistes grecs et brésiliens, autour du thème de la responsabilité, pour l’été 2007.

Références:

- Pour savoir plus sur les actions autour de la Charte, au niveau international : http://www.charte-responsabilites-h...
- Pour savoir plus sur les actions au niveau européen : Equipe d’animation européenne pour la Charte des Responsabilités Humaines

c/o Polis – Réseau International en Education à l’Environnement, B.P. 4, 84100 Ermoupolis, Grèce

fax : 22810-87840 – e-mail : charte.europe dEL otenet.gr
http://www.charte-responsabilites-h...

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